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Philosophie

Samedi 30 septembre 2006

Et au fait, pourquoi faut il économiser l'énergie ? Il y a quelques années, je pensais que c'était parce que l'on allait manquer de pétrole.
Mais maintenant, je me dis, on aura trop chaud (à cause de l'effet de serre) avant de manquer de pétrole. Alors que doit on espérer ?

- manquer de pétrole rapidement ? on utiliserai la liquéfaction du charbon, et ça ferait encore plus de C02, donc de gaz à effet de serre
- trouver beaucoup de pétrole ? de nouveaux gisements, pétrole pas cher pour tout le monde ?
alors ça, ce serait peut etre le pire ! qui aurait intérêt à économiser ?

Et si finalement, le manque de pétrole était plus une bénédiction ...

a moins d'espérer que tous les habitants de la planète, même avec du pétrole gratuit, evitent les rejets de CO2 et roulent en vélo ?
Alors, on va espérer que l'homme devienne intelligent avant de manquer que ce ne soit trop tard.

Bon il est tard, je vais me coucher...dites ce que vous en pensez !!

Par franck
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Mercredi 20 décembre 2006

L'autre jour, j'écoutais France Culture, pour me relaxer des calculs et des gaz à effet de serre. Et là, j'entends un mot : Géocide. Curieux, ce mot, dérangeant même, et puis est il dans le dico ?

Au retour, un petit coup d'internet, pour savoir qui était l'invité de l'émission : Michel Deguy, un poête, philosophe aussi. Il parlait du drame du génocide de la terre, du mot qu'il avait inventé il y a quelques années et qui était maintenant repris par d'autres.

Je vous livre une partie d'une conférence que vous pourrez voir sur le web. Mais, bon finalement, les math, c'est pour moi plus simple ... que ce qui suit. Enfin, le mot géocide m'a plu, il était à ma portée .  La suite, beaucoup moins.

http://www.canalu.fr/canalu/chainev2/utls/programme/366/sequence_id/999298/format_id/3003/

http://www.cerimes.education.fr/index.php?page=fiches,view,272,4,7,,,,,

Mais de parricides en fratricides, de suicides en génocides, d'occide en ethnocides, l'humanité en est arrivée au géocide. Un géocide est en cours. Il ne pourra pas y en avoir plusieurs. La terre est donc " unique ". Il n'y en pas d'autre(s) - en attendant que les " planètes " d'autres " systèmes " fassent signe ou " répondent ". La terre n'est donc pas seulement une " planète ". Elle est (un) monde, et la pluralité de mondes fait son monde. Elle est une, d'une unicité qui unifie la diversité comme " la sienne ". Elle est le divers s'unifiant en se diversifiant. Elle est l'entièreté du divers, intégrale c'est-à-dire telle que chaque " partie " (découpée après coup par l'ingenium dans le tissu dit " naturel ") est intégrante, si son tout, qui n'est rien " d'à part ", n'a pas d'autre existence que cette intégration de voisinage des parties de proche en proche et de loin en loin, sur la terre comme au ciel. Il faut y aller voir, pour nous y attacher et nous l'attacher. A cette hauteur, c'est la science qui fait la longue échelle : cette vue, à laquelle nous continuons de réserver donc le nom de poétique, est montée sur - ou rendue possible par - la technique. C'est cette vue que ne purent s'empêcher de prendre les cosmonautes, qui en croyaient leurs yeux, voyant, comme le Yahwé de la Genèse, que c'était beau. Le faire voir de cette singularité terrestre est la tâche de l'art. C'est où la poésie peut s'engager. Faire voir le terrestre sous cet aspect de tous ses aspects n'est pas l'objet des sciences, qui sont, nous dit le philosophe, des ontologies régionales. Les poètes, eux - cette fois c'est l'un d'entre eux qui parle - " rassemblent la beauté de la terre " (Hölderlin). Le rassemblement des semblances terrestres (la " rassembalnce ") est inachevable, bien sûr, chacune (il faudrait dire chaque quasi-une, car c'est une fiction) étant confins des autres, moirures et disparues sous le vent de regards et les risées du vent solaire qui fait se lever la terre. Appelons poésie le soin ou art qui prend soin de cet attachement. La culture est ce qui le cultive

Par franck
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Jeudi 8 février 2007

Il est 20h07, j'ai un peu de fièvre. Mais au fait, ce n'est pas venu d'un seul coup. Ah oui ? A 20h00 j'en avais déjà, à 19h92 ou 19h97 aussi, un peu moins bien sûr. Alors pourquoi n'ai je rien fait ? Probablement, car je n'en étais pas certain. Un demi degré, pas toujours évident de savoir si on va tomber malade ou guérir sans rien faire.

Mais alors, je vais me soigner ! Je voudrais être rétabli pour 20h50. Que faire ? Je vais voir un médecin, qui me dit que je n'ai plus 0,5 degré, mais dejà 0,6. Que j'aurais beau prendre des médicaments, ça va aller de pire en pire. Mais que si je m'agite moins, je prendrais 4 degrés vers 20h50, puis ça devrait décroitre. Alors, changer d'expert ? Je l'ai fait et l'autre m'a confirmé que même en m'éloignant immédiatement, avec l'inertie, je prendrais au moins 2 degrés d'ici 20h50. Diantre, j'ai rendez vous au stade de foot à 20h50, pour voir la finale de la coupe d'europe avec l'OL.

Alors je lui promet de m'agiter 5% de moins à 20h12 qu'à 20h08, comme me l'a dit mon ami Koyto, et le verdict du médecin tombe comme un couperet : si c'est un premier pas avant des efforts plus conséquents, peut être, sinon, autant pisser dans un violon ......

Toute ressemblance avec d'autres évenements serait purement fortuite. Confondre les minutes avec des années ?

 

 

 

Par franck
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Mardi 13 février 2007
Voici une phrase tirée du livre de Nicolas Hulot et Pierre Rabhi, "Graines de possibles - Regards croisés sur l'écologie". De mémoire, Pierre Rahbi écrivait : "l'écologie n'est pas une préoccupation de riches, c'est un devoir de riches". Riche vue de la planète, cela concerne beaucoup de français, même s'il est plus confortable de se dire que c'est celui qui gagne 2 fois plus que soi qui est riche ....
Par franck
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Lundi 28 mai 2007
Leçon d'histoire en 2507
Après le chapitre révolution industrielle, 1800-1950, dont le challenge fût de produire assez pour nourrir et loger tous le monde, venons en à la période 1950-2100. Le challenge n'était plus de produire, ce qu'ils savaient faire très bien à cette époque, à la chaine, en usines, mais de savoir que faire de cette production. Il y avait sur production, dans tous les domaines. La nourriture, les voitures, les ordinateurs, les habits. Mais les habitants de cette époque, voulaient toujours produire plus pour croitre, gagner plus, en perdant un peu le sens de cette quête. Alors, ils se mirent à détruire les stocks alimentaires pour éviter que les cours baissent, à donner des primes pour mettre les voitures à la casse, car elles avaient 8 ans, pas parce qu'elles ne roulaient plus, ce qui permettait d'en produire des nouvelles. Ils inventèrent la mode (pour pouvoir jeter des habits encore en état), les gadgets, le jetable, la publicité (très utile pour vendre à des gens qui n'ont pas de besoin), la relance de l'économie par la consommation. Ils se définissaient eux mêmes comme "société de consommation" !
Ils ne savaient plus pourquoi ils consommaient, car ils avaient déjà tout, mourraient même d'obésité par sur-nutrition, au travail pour gagner plus et avoir plus que le voisin. Une plus grosse maison, plus belle qu'ils s'empressaient de quitter pendant les week-end et les vacances.
On s'étonne encore des siècles plus tard, qu'ils aient réussi à extraire la moitié du pétrole de l'humanité en un siècle et demi et à augmenter la température de la terre de 2°, chose malheureusement que les suivants ont mis 3 siècles à atténuer. Sauf bien sûr le pétrole qui ne reviendra plus, ni les déchets nucléaires qui sont toujours là. Etaient ils plus heureux ? En tout cas, on peut quand même se poser la question : était ce une société de consommation ou tout simplement une société de c..s ?
Par franck
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